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 [BG] Heycaflip

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Heycaflip

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MessageSujet: [BG] Heycaflip   Mer 18 Sep - 7:54

[Hrp]
Ce background avait été entamé sur Sufokia Island, certains d'entre vous l'ont surement déjà lu. Je ne l'ai jamais terminé. Je vais d'abord vous mettre ce que j'ai déjà écrit sous forme de chapitres plus petits et mieux coupés que les pavés mal présentés que j'avais mis sur l'autre forum, puis je le continuerai peut-être, si l'envie et le temps me le permettent. Bonne lecture !
[/Hrp]



Chapitre 1 : Une nouvelle vie




Il faisait froid, très froid. C'était inhabituel sur cette île. Je déambulais dans les larges rues du quartier des disciples de Xelor et je guettais le ciel espérant y voir apparaître un rayon de soleil qui se poserait sur mon visage enfantin pour me réchauffer l'espace de quelques secondes. Et je marchais encore et encore, explorant l'île tel un aventurier vagabondant à travers le monde guidé par une inépuisable soif de péripéties, avec l'envie d'un jour apparaître dans l'histoire, d'avoir son nom inscrit dans des discussions, devenir une légende voire un modèle pour les plus jeunes.


-Il a tué le grand prêtre de Xelor !, cria soudainement un homme. Je n'ai pas eu le temps de me tourner vers le cri qu'une horde de gardes avides de vengeance me couraient après. Ma petite balade s'accéléra en quelques secondes pour devenir très rapidement une course poursuite. Je traversais les ruelles à une allure folle, jamais je n'avais couru aussi vite de toute ma vie, je ne savais même pas que j'en étais capable. Et mon coeur battait comme il ne l'avait jamais fait. J'arrivais dans le quartier des disciples de Mystra, je le connaissais sur le bout des doigts, et au détour d'une ruelle je m'arrêtai brusquement dans mon élan pour me cacher dans un petit creux enfoncé dans un mur, je m'y nichais parfois quand je me sentais triste. Il était si petit que je n'y rentrais presque pas, j'étais recroquevillé : mon dos courbé était collé à la paroi rocailleuse, mes jambes appuyaient tellement contre mon buste que mes genoux sales me coupaient presque la respiration, ce qui n'était pas plus mal si je ne voulais pas être repéré.


J'entendais déjà les armures des gardes qui s'entrechoquaient, le tintement provoqué aurait pu être comparé aux cris stridents d'un corbac. Je retins mon souffle. Ils passèrent en courant et je regardais leurs pieds cuirassés passer devant moi. Je restai encore quelques minutes ici, seul avec moi-même.


Je sortis de ma cachette et m'en alla en direction d'une caverne à l'écart du village. A chaque coin de rue je regardais de tous les côtés pour voir si il n'y avait personne puis j'avançais. Arrivé à ma nouvelle planque, je m'allongea immédiatement sur le sol glacé et m'endormis.


Quand je me levai, le lendemain, je retournai vers la ville encore endormie sous la brume. Je ne voyais pas plus loin qu'à un mètre devant moi. Mais je m'avançais tout de même avec précaution vers les premières maisons. Arrivé devant l'une d'elle, je sautai la barrière et pris le journal jeté au pied de la porte quelques minutes plus tôt par un jeune qui cherchait à se faire un peu d'argent.


"ASSASSINAT DANS LES APPARTEMENTS DU PRÊTRE DE XELOR" - tel était le titre principal du journal que je tenais entre mes mains. Continuant ma lecture je me rendu vite compte que j'étais recherché. Il fallait que je quitte l'île au plus vite avant qu'on ne me retrouve et qu'on m'exécute. Je partis vers la cabane de pêcheur la plus proche. Une barque flottait juste devant, attachée par une simple corde à un arbre solitaire égaré au bord d'une mer inexplorée, étrangère pour la plupart des insulaires.


D'un geste de la main, je dis au revoir à toute mon enfance que je devais laisser derrière moi. Je fis un pas dans la barque, décrocha la corde et m'en alla vers l'inconnu. Ca y est, j'avais franchi une étape, je n'étais plus un chaton, j'étais désormais un homme.


Après une heure et demi à ramer, j'étais fatigué, mes bras étaient à bout de force. Je m'allongeai et m'endormis ici, perdu au milieu de nul part. Peut-être était-ce ma fin ? Peut-être étais-je destiné à mourir là ? Je ne savais pas. Je voulais simplement dormir, triste d'avoir échoué. Je m'en allais dans les bras de Mystra.


A mon réveil je fus surpris de voir que la brume s'était levée. Dans un élan d'espoir je me redressai pour regarder autour de moi : j'espérais voir le littoral d'un continent, la côte d'une île, simplement un endroit où m'arrêter. Mais rien. J'avais repris des forces, mes bras allaient mieux malgré quelques séquelles. Je repris mon activité commencée avant mon somme pour essayer d'avancer. Mon ventre lâchait régulièrement des cris de famine. Et le froid était toujours présent, je me demandais dans quoi je m'étais embarqué, pourquoi avais-je fais ça ? N'aurais-je pas mieux fait de me faire tuer en public par les gardes plutôt que de crever de faim au milieu d'un océan vide de terres ?


En quelques heures, le temps changea pour un climat plutôt tropical. Mes mains glacées il y a de ça peut de temps se réchauffèrent, me laissant ressentir une douleur. Je les regardai : des marques rouges traçaient des lignes sur ma paume, elles étaient dues aux pagaies. Mais malgré la souffrance dans mes muscles comme dans mes mains et les hurlements perçants que lâchait mon estomac affamé, je continuais d'avancer, je me surpassais pour ma vie.


Alors que je n'avais plus d'espoir, au loin, un bout de terre apparut, je puisai dans mes dernières forces pour atteindre le rivage. Oui, des rumeurs disaient parfois que loin dans l'océan se trouvait un monde fantastique. Heycaflip venait de trouver ce monde. Un sourire apparût au coin de ses lèvres. Il était dû à un mélange de fierté et de réjouissance.


Je posai un pied à terre. Ce fut un petit pas pour moi, mais un grand pas pour ma liberté. Le sourire aux lèvres, je titubais sur la plage de sable fin. On aurait pu me confondre avec un ivrogne drogué revenant d'une soirée bien trop arrosée, mais heureusement pour moi, personne n'était là pour me voir. Une trentaine de mètres devant moi, la plage prenait déjà fin et c'était déjà le début d'une forêt. Je m'en approchai toujours de ma démarche peu convenable pour attraper un fruit. Je ne l'avais pas encore totalement décroché que je croquais déjà dedans. Je pris mon temps pour en cueillir une vingtaine, mangeant un fruit à chaque fois que j'en cueillais deux. Je dégustais ce qui me restait au pied d'un arbre, adossé contre ce dernier.


A chaque fois que je mordais dans un de ces agrumes, c'était un soulagement indescriptible pour mon ventre. L'acidité succulente du jus me faisait plisser les yeux de bonheur et la chair croquante me faisait lâcher de petits soulagements. Ces fruits avaient un goût de liberté.


Et après mon repas plus que mérité, je m'endormis doucement, bercé par le bruit des vagues et l'odeur des dizaines d'agrumes que je venais de manger, restés éparpillés autour de mon corps inerte, plongé dans un sommeil profond.


J'ouvris une première fois les yeux, que la lumière éclatante traversa pour les refermer immédiatement. Je reproduis l'acte plusieurs fois avant de pouvoir voir correctement. Le scintillement du reflet du soleil sur l'eau, qui m'avait donné du mal à ouvrir les yeux il y a quelques secondes était maintenant devenu un spectacle d'une beauté incroyable. Les petits éclats qui avaient l'air de bouger avec les vagues étaient comparables à un spectacle de fées d'artifices un soir de pleine lune sous un ciel dégagé. J'ai toujours adoré les fées d'artifice, c'est très vite devenue l'une de mes passions.


Je me levai et me rappelai que je n'avais prié ni Mystra ni Ecaflip depuis mon départ, peut-être me regardaient-ils depuis là-haut ? Peut-être m'avaient-ils protégé durant mon voyage ? Peut-être était-ce eux qui m'ont guidé vers cette île ? J'en suis sur.


Je me mis à genou, face à la mer, ferma les yeux et baissa la tête.




De grandes aventures s'enchainent et le temps passe,
Courir partout, cent à l'heure, des rencontres en masse.
On oublie le passé, on déchaine le présent,
Mais rien ne remplacera le bonheur d'antan.



Tandis que je me levai, je me posai une dernière question sur Mystra. Peut-être cette déesse des rêves et du sommeil m'avait-elle donné le courage de continuer durant mon sommeil ? Surement même. Comment un jeune disciple aurait-il pu faire un voyage aussi long ?


Je m'en allai enfin découvrir cette terre inexplorée. J'étais sur que j'allais voir des choses que je n'oublierais jamais. Je commençais par faire le tour de la plage. J'admirais les créatures du coin, des crabes-coquillages, des palmiers errants, des monstres de coraux imposants. Soudain, au loin, de longues formes apparurent, je plissai les yeux pour mieux voir, mais ça n'arrangeai rien. Je me mis à courir dans leur direction. Après une centaine de mètres, c'était clair : une muraille de corail. Je pouvais déjà voir un arche qui servait d'entrée, et des aventuriers passer dessous. Je continuai mon sprint jusque la cité fortifiée, le sourire aux lèvres.


D'un reniflement je reconnus l'odeur de poisson. Des gens pêchaient dans le coin. Guidé par mon odorat je prolongeai ma course à travers la ville jusqu'à arriver face à un imposant bateau de pêche. Je cherchais du regard le capitaine de ce navire. Quand je l'eus trouvé, je l'interpellai. Il avait l'apparence d'un vieillard gâteux mais malgré tout j'entamai une discussion avec ce dernier.


-Veuillez m'excuser, mais je ne viens pas d'ici. Et..

-Vous v'nez du continent ?
, l'interrompit le capitaine, Et vous êtes venu ici mais vous vous êtes vite rendu compte que vous étiez pas à la hauteur des monstres du coin, je vois. J'vous fais retourner sur l'continent contre quelques kamas.

-Je... Je n'ai pas d'argent
, bégayai-je.

-On peut s'arranger. T'vas me servir de main-d'oeuvre pendant l'trajet, et ça ira. On embarque dans deux heures.


Et sans me laisser le temps de répondre, l'inconnu retourna à ses occupations. Dans quoi m'étais-je à nouveau embarqué ? De quel continent parlait-il ? Comment ça, servir de main-d'oeuvre ? J'avais tant de questions sans réponses. Le tout étant que j'étais présent deux heures plus tard, pour le rendez-vous. En fait je n'avais même pas bougé, j'étais resté là, assis sur un rocher à regarder la mer avec fascination.


Le vieillard vint vers moi et m'emmena sur son bateau. Il ne chercha pas à me faire visiter, il monta à son gouvernail et je ne l’apercevais uniquement le midi et le soir, aux heures de repas.



-On y va !


Dès que le bateau fut en route, on me donna des ordres. Et en quelques heures j'avais accompli des tâches que je n'avais jamais faites auparavant. Des trucs tout simples, de la vie de tous les jours, mais qui m'étaient inconnus. Transporter des caisses, nettoyer une pièce, et bien d'autres. Pour certains ce sont des banalités, des choses normales devenues des habitudes avec le temps. Pour moi, ces actes étaient étrangers, inconnus. J'étais un chacha de gouttière, et quand on en est un, on connait pas tout ça.


[...]

-Sufokia en vu, Capitaine !
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[BG] Heycaflip

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